ASBMR Seattle 1er - 5 octobre 2004
Il
est délicat d'être exhaustif eu égard au nombre
de communications orales et affichées. Le choix partial correspond
aux pôles d'intérêt plutôt cliniques et thérapeutiques
de la lettre du GRIO. Les résumés sont accessibles in
extenso avec un moteur
de recherche par sujet sur le site de la SBMR (cliquez ici). Ci
dessous quelques instantanés.
1.
Histoire d'os, histoire d'hommes …
"
MrOS " (Osteoporotic Fracture in Men Study) est le nom
de l'étude américaine sur l'ostéoporose chez
l'homme débutée à l'instigation du NIH (National
Institute of Health). La cohorte MrOS comprend un peu plus de
5 500 hommes âgés de 65 ans et plus (moyenne 74 ans),
qui ont été recrutés dans 6 centres cliniques
aux Etats-Unis. L'examen initial très complet comprenait notamment
des mesures anthropométriques, des tests fonctionnels neuromusculaires,
et différentes investigations osseuses, en particulier des
mesures de la DMO au niveau du fémur et du rachis par DXA (Hologic
QDR 4500W), et du calcanéum par ultrasons (Sahara). Les premiers
résultats à 2 ans et demi ont été présentés.
Au cours du suivi (taux de participation > 98%), 181 fractures
non-vertébrales, dont 30 fractures de l'extrémité
supérieure du fémur (ESF), ont été enregistrées
et validées (par examen du compte-rendu radiographique ou de
la radiographie elle-même). Rapportés au nombre total
de personnes-années de suivi, ces chiffres correspondent à
un taux d'incidence de fractures de 12.8 pour 1000 personnes-années.
a.
Les mesures de la DMO au niveau du fémur et du rachis
sont prédictives du risque de fracture : toutes les mesures
de la DMO (col, hanche totale, rachis) sont significativement associées
au risque de fracture : une diminution de la DMO d'un écart-type
(par rapport à la moyenne pour l'age) multiplie le risque de
fracture (toutes localisations confondues) par 1.7 environ. Comme
chez la femme, la mesure au niveau de la hanche totale est toutefois
plus prédictive du risque de fracture de l'ESF que les autres
mesures.
| Site
de mesure |
Fracture
de l'ESF
|
Fracture
non-vertébrale
|
| Hanche
totale |
3.6
(2.5 - 5.2)
|
1.8
(1.5 - 2.1)
|
| Rachis
lombaire |
1.8
(1.2 - 2.9)
|
1.7
(1.4 - 2.0)
|
Risque
Relatif ajusté sur l'âge pour une diminution d'un écart-type
de la DMO (IC 95%):
Cawton
PM, Cummings SR, Chan BKS et al. (1009) Hip and Spine BMD and Prediction
of Hip and Other Fractures in Men. First Results from the Osteoporotic
Fractures in Men (MrOS) Study.
b.
Les mesures ultrasonores sont aussi prédictives
que la DMO : les paramètres ultrasonores (BUA, SOS, QUI) sont
tous prédictifs du risque de fracture, leur valeur prédictive
est à peu prés aussi bonne que celle de la DMO mesurée
en DXA. Une diminution d'un écart-type du BUA, par exemple,
multiplie le risque de fracture par 1.7 (ICà 95% : 1.4 - 2.0)
et le risque de fracture de l'ESF par 2 (1.3 - 3.5).
Bauer
DC, Cauley JA, Ensrud KE et al (1023) Quantitative Ultrasound Predicts
Hip and Non-spine Fracture in Men: the MrOS Study
c.
Les taux de testostérone et d'estradiol libres sont
associés au risque de fracture : les taux sanguins de stéroïdes
totaux à l'entrée dans la cohorte ont été
mesurés sur un sous-groupe de 2618 hommes (sélectionnés
par tirage au sort). Le taux d'estradiol libre est positivement associé
à la DMO mesurée au niveau de la hanche totale, tandis
que le taux de testostérone n'est pas associé à
la DMO. Cependant, chacun des 2 stéroïdes est inversement
associé au risque de fracture (analyses ajustées par
rapport à l''âge) (Risque Relatif pour -1 écart-type
1.4 ; IC 1.0 - 1.8 pour l'estradiol ; RR 1.4 ; IC 1.1 - 1.7 pour la
testostérone). La prise en compte du niveau de DMO atténue
l'association avec l'estradiol (RR 1.1 ; CI 0.8 - 1.5), mais ne change
pas celle avec la testostérone (RR 1.3 ; 1.0 - 1.6). L'association
entre testostérone libre et risque de fracture reste significative
après ajustement sur l'IMC et les antécédents
de chute (RR 1.3 ; 1.0 - 1.6). En résumé, des niveaux
bas de testostérone et d'estradiol libres sont tous deux associés
à un risque augmenté de fracture. L'association avec
l'estradiol semble passer en grande partie par la DMO. Par contre,
la testostérone n'est pas associée à la DMO,
et son association avec le risque de fracture découle apparemment
d'autres mécanismes. Ces résultats suggèrent
que les traitements basés sur l'action des stéroïdes
sexuels pourraient être efficaces vis à vis de la prévention
des fractures chez l'homme âgé.
Orwoll
ES, Lambert L, Marshall L et al. (1019) A Tale of Two Steroids: Testosterone
and Estradiol are Related to Incident Fracture Risk in Older Men
coché
également : Sex Hormone Binding Globulin (SHBG) et ostéoporose
La testostérone, l'estradiol et la SHBG ont été
dosés chez 341 hommes ostéoporotiques ( 57.1 ans, T-score<
-2) versus 50 contrôles : la SHBG est plus élevée
(38.8 vs 24.4 nmol/l, p< 0.001), et son taux est prédictif
à la fois du BMD fémoral et des fractures vertébrales;
les taux d'estradiol et de testostérone biodisponibles sont
plus bas.
Legrand
E, Couchouron T, Insalaco P et al. (Angers) Sex Hormone Binding Globulin
in Primary and Secondary Osteoporosis in Men
2.
Du côté des enfants (session " Bone Acquisition
and Pediatric Bone Disease ")
a.
Alendronate et Ostéogénèse Imparfaite (OI)
L'efficacité du pamidronate dans l'ostéogénèse
imparfaite (OI) est bien établie (Glorieux 1999), mais cette
méthode impose des perfusions trimestrielles trois jours de
suite. L'olpadronate per os (Sakkers, 2004) donne des résultats
intéressants mais le médicament n'est pas disponible.
On attendait donc avec impatience les résultats de l'alendronate.
Cette étude, débutée dès 1999, multicentrique
(16 Shriners Hospitals), a inclus 139 enfants atteints d'OI de type
I (moins de 3 fractures), III ou IV. Le groupe placebo a été
volontairement limité (30 enfants). La dose d'alendronate est
d'un cp de 5mg/j, ou 10mg/j si > 40kg. Le critère principale
était la DXA. Le bilan à deux ans :
-
Le médicament est bien toléré. Pas d'anomalie
de minéralisation en histomorphométrie.
-
Les marqueurs de l'activité ostéoclastiques diminuent
significativement ; le BMD lombaire augmente de 53% (+ 16% dans
le groupe placebo), le Z score passe de -4.6 à -3.3 (-4.6
à -4.5)
-
Le
taux de fractures, les indices fonctionnels, les douleurs osseuses
ne se modifient pas de façon significative
Ces
résultats a priori encourageants n'ont toutefois pas répondu
aux espérances des investigateurs (fractures, indices fonctionnels).Quelques
hypothèses pour expliquer ces résultats pas aussi positifs
qu'escomptés : dose insuffisante eu égard au niveau de
remodelage de l'enfant? Problèmes de compliance liés aux
modalités de prise journalière? Pour mémoire, l'absorption
digestive de l'alendronate chez l'enfant est comparable à celle
de l'adulte (Ward, SBMR 2002).
Glorieux
FH, Rauch F, Ward L et al. (1043) Alendronate in the Treatment of
Pediatric Osteogenesis Imperfecta Glorieux
Glorieux FH, Bishop NJ, Plotkin H, et al. Cyclic administration
of pamidronate in children with severe osteogenesis imperfecta.
N Engl J Med. 1998;339(14):947-52 [résumé]
Sakkers R, Kok D, Engelbert R et al. Skeletal effects and functional
outcome with olpadronate in children with osteogenesis imperfecta:
a 2-year randomised placebo-controlled study. Lancet. 2004;363:1427-31
[résumé]
Ward LM, Denker AE, Porras AG. et al The Pharmacokinetics and Short-Term
Safety of Alendronate in Children and Adolescents with Osteogenesis
Imperfecta (OI) Type I
b.
Les os des jeunes filles obèses sont-ils adaptés aux
contraintes mécaniques ?
Il est établi que l'obésité accroît le
risque de fracture chez l'enfant. D'autre part, la densité
osseuse augmente avec le poids. Ces éléments apparaissent
contradictoires. T. Lloyd a suivi 74 jeunes filles (17 ans) durant
6 ans en DXA, mesurant à la fois le BMD et les indices biomécaniques
du col fémoral (épaisseur corticale en particulier),
ainsi que la composition corporelle. Le poids est resté stable
chez 50 adolescentes et a augmenté chez 24 d'entre elles. Dans
ce groupe, le BMD augmente, mais le rapport indices biomécaniques/poids
diminue alors qu'il ne se modifie pas dans le groupe témoin.
En revanche, ce rapport biomécaniques/masse maigre (musculaire)
est identique dans les deux groupes. En somme, l'os réagit
aux contraintes musculaires (dynamiques), mais non aux seules forces
statiques (poids)
Lloyd
T, M. Petit M, Lin H. Mechanical Adaptation To Weight Gain In Late
Adolescence: Do Fat Kids Have Weaker Bones?
c.
A noter pour les centres explorant les enfants, une
nouvelle courbe DXA normale nord-américaine.
Cette courbe a été établie à partir d'une
population de 793 filles de 6 à 15 ans et 761 garçons
de 6 à 16 ans, suivis durant 3 ans, sur Hologic DELPHY, rachis,
fémur, avant-bras et corps entier. Une particularité
: il s'agit d'une courbe multiraciale.
Horlick
M, Lappe JM, Gilsanz V. The Bone Mineral Density in Childhood Study
(BMDCS): Baseline Results for 1554 Healthy Pediatric Volunteers.
3.
Tériparatide
Tériparatide
en association avec le raloxifène
137 femmes ostéoporotiques ont suivi un traitement par
tériparatide avec ou sans raloxifène. Après 6
mois, contrairement à ce qui a été observé
avec l'alendronate, les résultats densitométriques tendent
à être meilleurs avec l'association des deux traitements
qu'avec le téripatide seul.
Deal
C, Omizo M, Schwartz EN. Raloxifene In Combination With Teriparatide
Reduces Teriparatide-Induced Stimulation of Bone Resorption but Not
Formation In Postmenopausal Women With Osteoporosis
Niveau
de remodelage et réponse thérapeutique au tériparatide
Un sous groupe de 520 patientes de la Fracture Prevention Trial,
femmes ménopausées ostéoporotiques traitées
par tériparatide, a eu des dosages initiaux des marqueurs de
formation et résorption osseuse. L'effet antifracturaire du
tériparatide est indépendant du niveau de remodelage
osseux initial.
Delmas
PD, Liacat AA, Crans GC et al. Fracture Risk Reduction During Treatment
with Teriparatide is Independent of Pretreatment Bone Turnover.
Structure
osseuse
Dans une étude comparant les radiographies du calcanéum
de patientes ostéoporotiques après un an de traitement,
on ne constate d'amélioration significative de la structure osseuse
(évaluée par analyse fractale) que dans le groupe traité
par tériparatide (18 patientes) et non dans le groupe contrôle
(22 patientes). A noter toutefois la diversité des traitements
dans ce groupe (THS, Ca, bisphosphonates)
Benhamou
C, Chappard C, Gadoiset C al. Characterization of trabecular micro-architecture
improvement under teriparatide by a fractal analysis of texture on
calcaneus radiographs.
4.
Alendronate versus placebo après 1 an de PTH 1-84
L'étude PaTH concernait 238 femmes ménopausés
ostéoporotiques, traités par PTH 1-84, alendronate,
ou l'association des deux (Black
NEJM 2003) . Les 119 femmes du groupe PTH ont été
suivies une année supplémentaire, et ont reçu
soit un placebo (59), soit de l'alendronate 10 mg/j (60). Le groupe
placebo perd de l'os (en particulier trabéculaire, -9.9% en
QCT), alors que le groupe alendronate augmente sa densité osseuse.
Ces résultats soulignent l'importance de la mise en route d'un
traitement anti-résorptif après PTH.
Black DM, Rosen CJ, Palermo Let al. The Effect of 1 year of Alendronate
Following 1 year of PTH 1-84: Second Year Results from the PTH and
Alendronate (PaTH) Trial.
5.
Ranélate de strontium après 80 ans
Le ranélate de strontium est très bien toléré
et réduit significativement l'incidence de fractures chez les
femmes de plus de 80 ans après 3 ans de traitement:
- 33 % pour les fractures vertébrales, -31% pour les fractures
non vertébrales. La population étudiée : âge
83.5 ± 3.0 ans, ostéoporotiques : Tscore lombaire -2.7±
1.7, col fémoral -3.3± 0.7; 49% de fractures vertébrales
à l'entrée dans l'étude (on ne dispose pas de
données comparables pour d'autres thérapeutiques dans
cette classe d'âge).
Seeman E, Vellas B, Roux C et al. First Demonstration Of The Efficacy
Of An Anti-Osteoporotic Treatment In Very Elderly Osteoporotic Women.
6.
AMG 162 : l'anticorps anti Rank-Ligand d'AMGEN.
Le principe : l'anticorps monoclonal empêche la fixation de
RANKL sur son récepteur et ainsi la différenciation
et l'activation des ostéoclastes. Cette étude de phase
II a inclus 411 femmes ostéoporotiques (63 ± 8 ans, T-score
lombaire -2.2 ± 0.8), soumises durant une année à des
injections trimestrielles ou semestrielles d'AMG 162 à de doses
différentes, vs un groupe traité par alendronate et
un groupe placebo. Les résultats densitométriques sont
comparables à ceux de l'alendronate. Les marqueurs de résorption
diminuent très rapidement. La tolérance est excellente.
Les études de phase III sont en cours.
McClung
MR, Lewiecki EM, Bolognese MA et al. AMG 162 Increases Bone Mineral
Density (BMD) Within 1 Month in Postmenopausal Women With Low BMD.
7.
De l'ostéoporose au système cardio-vasculaire
L'ostéoporose
est un facteur de risque vasculaire : les enseignements de l'étude
MORE
L'étude rétrospective s'est penchée sur le groupe
placebo de l'étude MORE (2576 patientes). Les événements
vasculaires (cardiaques et neurologiques) ont été colligés
durant 4 ans. Les femmes ayant une ostéoporose (T-score<-2.5)
ont un risque nettement plus élevé d'accident vasculaire
que le groupe des femmes ostéopéniques (3.8 vs 0.9%),
ce indépendamment des autres facteurs de risque vasculaire.
Christiansen
C, Tanko L , Cox DA. Osteoporosis as an Independent Risk Factor for
Cardiovascular Events in Postmenopausal Women: Data from the Multiple
Outcomes of Raloxifene Evaluation (MORE) Trial
Les calcifications de l'aorte chez les femmes ostéoporotiques
Leurs incidence et facteurs ont été étudiés
par G Rajzbaum et coll :
Rajzbaum
G, Bézie Y, Chauffert M. Cardiovascular Risk Factors in Osteoporotic
Women : Association between Fractures and Aortic Calcifications
Rajzbaum G, Chaignaud C , Bréville P et al. Impact of Calcium
Vitamin D Supplementation on Cardiovascular Parameters in Osteoporosis
8.
Bisphosphonates : combien de temps traiter ?
Il
est évident qu'on ne traite pas une ostéoporose
durant une ou deux années. Toutefois, la stratégie
optimale reste à définir. Une notion se dégage
pour les bisphophonates per os disponibles actuellement (risédronate,
alendronate) : bien que le spectre de l'os gelé s'estompe,
les experts s'accordent à proposer des interruptions thérapeutiques
("drug holiday") après quelque cinq années
de traitement.
Des
résultats concernant l'alendronate: l'étude FLEX
(FIT Long-term EXtension) : 1099 femmes de l'étude
FIT traitée par alendronate durant 5 ans en moyenne ont
été randomisée en trois groupes : placebo,
(437), alendronate 5mg/j (329) ou alendronate 10 mg (333). Dans
le groupe alendronate, l'évolution de la densité
osseuse est plus favorable que dans le groupe placebo, en
particulier rachis, mais le taux de fracture est comparable. En
histomorphométrie (31 patientes) pas de différence
entre les groupes; pas d'anomalies de minéralisation.
A
5 Year Randomized Trial of the Long-term Efficacy and
Safety of Alendronate: the FIT long-term extension (FLEX).
Black D, Schwartz A, Ensrud K et al.
Normal
Bone Histomorphometry and 3D Microarchitecture After 10 Years
Alendronate Treatment of Postmenopausal Women. Recker R, Ensrud
K, Diem S
9.
L'étude australienne CAIFOS : le calcium, toujours d'actualité
730 patientes, > 70 ans, ont reçu 1200 mg de Ca ou un
placebo (double aveugle). Durée : 5 ans. Critère
principal : les fractures. 63% des patientes ont achevé
l'étude. Bien qu'elles ne soient pas carencées en
Ca (apport moyen 970 mg/j), l'analyse en perprotocole a donné
des résultats significatifs : 34 % de fractures en moins
dans le groupe traité (RR 0.66, 0.46-0.95). Les effets
ne sont pas significatifs lorsque l'on prend en compte les seules
fractures vertébrales.
Prince RL, Devine A , Dhaliwal SS. Results of a 5 year Double
Blind, Placebo Controlled Trial of Calcium Supplementation (CAIFOS);
Clinical Fracture Outcomes
Dick IM, A. Devine A, Dhaliwal SS. Results of a 5 year Double
Blind, Placebo Controlled Trial of Calcium Supplementation (CAIFOS);
Vertebral Deformity and Clinical Vertebral Fracture Outcomes
10.
Varia
WHI:
que se passe-t-il à l'arrêt des estrogènes ?
L'étude WHI a été interrompue le 7 juillet 2002,
après 5.6 ans de traitement en moyenne. 10 095 - 5166 du groupe
placebo - 4929 traitement hormonal ont été suivies.
A 16 mois, le bénéfice en terme de réduction
du risque de fracture se maintient dans le groupe précédemment
traité (RR 0.76, 0.59-0.99).
Jackson
RD, Watts NB, Caralis P et al. Fracture Risk After Estrogen Plus Progestin
Discontinuation: The Women's Health Initiative.
Anti TNF et os
L'étude multicentrique française : 48 patientes,
54 ± 12 ans, 63% ménopausées, PR évoluant
depuis 11 ± 8 ans, 77% corticoïdes, traitées
par infliximab (REMICADE®). Les résultats : les marqueurs
du remodelage diminent, mais la diminution n'est significative
que pour la résorption. Pas d'effet densitométrique
mesurable à 6 mois. Ces résultats pourraient traduire
l'activité de l'infliximab sur l'articulation et/ou un
effet osseux propre, peut-être via une diminution du TNF
circulant.
Thomas
T et al. Positive Effects of Infliximab Therapy on Bone Metabolism
in Patients with Rheumatoid Arthritis.
Que
se passe-t-il après traitement chirurgical de l'hyperparathyroidie
primitive ?
Les marqueurs de formation et résorption osseuse et la densité
osseuse (rachis, hanche, radius, corps entier) ont été
mesuré durant 3 ans après parathyroïdectomie chez
42 patients. Les paramètres de remodelage diminuent jusqu'à
6 mois, puis ne varient plus. La densité osseuse augmente jusqu'à
la 3ème année, de manière plus prononcée
en site trabécualire, et moindre à l'avant-bras.
Debiais F, Kraimps J, Bounaud M et al. Changes in Biochemical Bone
Markers and Bone Mineral Density after Parathyroidectomy in Primary
Hyperparathyroidism : a Three-Year Follow-up Study.
Densité
osseuse périphérique, vitesse de déperdition
osseuse et risque fracturaire
671 femmes (62.2 ± 9ans) de la cohorte OFELY ont bénéficié
de mesures DXA annuelles à l'avant bras durant 11 ans (médiane
9.1 ans). 158 fractures ostéoporotiques ont été
observées. La vitesse de déperdition osseuse est prédictive
du risque de fractures indépendamment de la densité
osseuse elle-même.
Sornay-Rendu
E, Munoz F, Duboeuf F et al. The Rate of Bone Loss is associated with
an Increased Risk of Fracture in Postmenopausal Women. The OFELY Study.
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