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1. Le 16ème
Congrès de la Société Française de
Rhumatologie, Paris 17-19 novembre.
2. Références
bibliographiques : parathormone
N° préparé
par G. WERYHA & B SUTTER.
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1.
Le 16ème Congrès de la SFR.
1.1.
La session consacrée à l'os métabolique a
été très riche. Ci-dessous les résumés
des communications orales
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Analyser
la texture de l'os trabéculaire sur des radiographies du
calcanéum permet - mieux que la DXA - de différencier
les patientes ayant une fracture d'un groupe témoin. Seul
bémol: la reproductibilité insuffisante et opérateur
dépendante de la méthode. |
C Chappard, B Brunet-Imbault, I Griffoul, G Lemineur, E Lespessailles,
CL Benhamou
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A
partir de deux acquisitions orthogonales en DXA de l'extrémité
supérieure du fémur, il est possible d'accéder
à la structure tri-dimensionnelle de l'os. Cette étude
in vitro concernant 24 fémurs proximaux. L'ajout de paramètres
macro-architecturaux a permis de mieux prévoir les qualités
mécaniques de l'os que la DXA seule. |
A
Le Bras, S Kolta, C Roux, J Fechtenbaum, W Skalli, D Mitton
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Les
effets osseux périphériques et centraux de la leptine
sont différents. Dans un modèle d'ostéoporose
d'immobilisation chez le rat (modèle du rat suspendu),
l'administration de leptine par voie intra-péritonéale
prévient la diminution de densité osseuse, probablement
par des effets à la fois sur la formation et sur la résorption
osseuse. On rappelle les mises au point de la
lettre N° 6 & également la
lettre N°7 au sujet de la leptine.
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T Thomas, A Martin, R De Vittoris, MH Lafage-Proust, C Alexandre,
L Vico
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Le
salbutamol (Ventolline) et le clenbutérol (non commercialisé
en France sauf comme spécialité vétérinaire,
utilisé comme dopant) sont des bèta2 stimulants.
Dans un modèle animal (rate Wistar), ces deux molécules
provoquent une baisse de la densité osseuse, mais seul
le clenbutérol a des effets délétères
sur la micro-architecture. |
N
Bonnet, B Brunet-Imbault, C Parnaud, C Jaffré, D Courteix,
CL Benhamou
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L'étude
VERT-MN a été poursuivie en ouvert chez 164
patientes (81 du groupe placebo, 83 du groupe traité) :
la tolérance du risédronate au delà de la
5ème année de traitement (objectif principal de
l'étude) apparaît comparable dans les deux groupes.
L'augmentation de densité osseuse (critère intermédiaire)
se poursuit au delà de la 5ème année.
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C
Roux, O Sorensen, S Goemaere, D Wenderoth, A Chines
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L'action
du RANK-Ligand pourrait également être dû à
un effet chémo-attractant sur les cellules monocytaires,
comme le démontre une expérimentation sur culture
cellulaire. |
H
Schmid-Antomarchi, A Schmid-Alliana, R Rezzonico, L Euller-Ziegler,
B Rossi
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Le
TRAIL (TNF-related apoptosis-inducing ligand) est une cytokine
découverte en 1995 et impliquée dans l'apoptose
de nombreuses cellules. Le travail franco-canadien de S. Roux
a mis en évidence des récepteurs au TRAIL sur les
ostéoclastes de patients en hyperparathyroïdie, alors
qu'ils étaient absents chez les témoins. |
S
Roux, JL Parent, P Orcel, B Sawan
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Certains
densitomètres permettent de réaliser une image numérisée
du rachis dorsal et lombaire de profil. L'intérêt
étant de dépister les tassements vertébraux
avec une méthode peu irradiante et peu onéreuse.
Toutefois, la méthode ne dépiste pas de façon
fiable les fractures-tassements des vertèbres dorsales
hautes (T7 et au-dessus) |
R
Chapurlat, F Duboeuf, O Marion-Audibert, PD Delmas
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Le travail pluri-centrique présenté par C. Cormier
montre qu'une mesure ultra-sonique aux phalanges permet d'identifier
68 % des femmes ostéopéniques et ostéoporotiques
qui n'auraient pas bénéficié d'une DXA si
l'on s'était limité aux recommandations de l'ANAES.
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C
Cormier, N Genin, F Lavieille, P Lopes, C Nahmanovici, A Kahan,
D Elia
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Comment
identifier dans le groupe des patientes ostéopéniques
(T score colonne ou hanche entre -2,5 et -1) celles qui auront
une fracture ? Dans la cohorte OFELY (668 patientes, suivi 9 +/-
3 ans, 158 fractures), ce sont celles qui ont à la fois
des marqueurs élévés du remodelage et des
antécédents de fractures. |
E
Sornay-Rendu, F Munoz, P Garnero, F Duboeuf, PD Delmas
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Au
cours de cette session, le prix de recherche P&G a été
remis à :
- Héléne
Libouban pour son travail sur "l'hyper-résorption
et modéles animaux"
- Valérie
Geoffroy pour son travail "modéles animaux d'ostéoporose,
étude
physiopathologique, essais thérapeutiques et identification
de nouvelles cibles
pour le traitement de l'ostéoporose".
2.2.
Traitement hormonal substitutif de la ménopause: l’après
2002. G. Weryha & F. Blotman
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Une
mise en image pour cinéphiles (C'era una volta il West)
et une mise en scène digne des frères ennemis (Gaillard
et Vrignault), au service d'une analyse approfondie des études
publiées récemment. On retiendra en particulier
les points suivants : |
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Ce
sujet d'actualité sera également au programme
de la 17ème journée scientifique du GRIO.
2.
Référence bibliographiques : parathormone
2.1.
Association PTH 1-84 & alendronate
Dans
le NEJM du 25 Sept. 2003, deux travaux évaluent les effets d'une
association PTH et alendronate, l'un dans l'ostéoporose post-ménopausique,
l'autre chez l'homme. Le rationnel est bien entendu d'associer deux médicaments
anti-ostéoporotiques ayant des cibles différentes. Ces études
ne concernent pas l'incidence fracturaire, du fait de la modicité
des effectifs.
L'étude
multicentrique randomisée de Black a inclus 238 femmes ostéoporotiques
ménopausées de 55 à 85 ans. Les trois groupes thérapeutiques
(double insu) sont résumés dans le tableau ci-dessous. Les
résultats à 1 an concernent la densité osseuse (DXA
& scanner), et les indices de remodelage osseux.
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nombre |
1ère
année |
2ème
année |
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119 |
PTH
1-84 |
100µg/j
alendronate |
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placebo |
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59 |
PTH
+ alendronate |
alendronate |
|
60 |
alendronate
10mg/j |
alendronate |
L'étude
de Finkelstein est également randomisée mais ouverte
: 83 hommes ostéoporotiques (Tscore <-2), 3 groupes thérapeutiques
résumés ci-dessous. Les résultats sont rapportés
après 30 mois de traitement : DXA tous les 6 mois, indices biologiques
de remodelage. Dans le groupe PTH, les injections n'ont été
débutées qu'au 6ème mois.
|
nombre |
traitement |
|
28 |
alendronate
10mg/j |
|
27 |
PTH 1-34 40µg/j
|
|
27 |
PTH
+ alendronate |
Ces
deux études sont décevantes : il n'y a aucune synergie entre
ces deux traitements. Au contraire, l'alendronate réduit les effets
anaboliques de la PTH (évalués en DXA et scanner). Cet antagonisme
illustre le fait que la classification des médicaments antiostéoporotiques
en anabolisants ou anti-ostéoclastiques est trop simpliste : les
bisphosphonates et la PTH agissant probablement plus largement en freinant
ou activant le remodelage osseux, ce qui expliquerait les résultats
de ces deux études. Les perspectives d'association de traitements
devront sans doute se tourner vers des séquences thérapeutiques.
Références
- Black DM et
coll. The Effects of Parathyroid Hormone and Alendronate Alone or
in Combination in Postmenopausal Osteoporosis [résumé]
- J. S. Finkelstein
et coll. The Effects of Parathyroid Hormone, Alendronate, or Both
in Men with Osteoporosis [résumé]
- Khosla, S.Parathyroid
Hormone plus Alendronate -- A Combination That Does Not Add Up.
N Engl J Med 349: 1277-1279. Editorial.
2.2.
La PTH recombinante : nouveau traitement des hypoparathyroïdies
L'hypoparathyroïdie
reste un des rares déficits endocriniens non compensés.
Le traitement classique par Unalfa ou par Rocaltrol est bien codifié
mais provoque souvent des hypercalciuries et des hypercalcémies
préoccupantes. L'équilibre thérapeutique peut être
difficile à obtenir. La commercialisation prochaine de PTH 1-34
(Forsteo) pour le traitement de l'ostéoporose sévère,
a fait envisager son utilisation pour le traitement de l'hypoparathyroïdie.
L'action de la PTH 1-34 reposent sur la brièveté de son
passage plasmatique mais aucune forme retard n'est disponible à
ce jour.
L'équipe
de Karen Winer et collaborateurs a publié trois travaux successifs
consacrés à la PTH recombinante pour le traitement des hypoparathyroïdies
:
- En 1996 : 10
patients porteurs d'hypoparathyroïdie ont été traités
pendant 15 mois par PTH recombinante (une injection par jour) ou par
du calcitriol et du calcium deux fois par jour. L'injection quotidienne
de PTH intermittente permet de normaliser la calcémie en provoquant
une calciurie moins importante que le calcitriol [1].
- En 1998 : 17
patients, âgés de 19 à 64 ans et porteurs d'une
hypoparathyroïdie, et traités jusqu'à l'entrée
dans l'étude par calcium et calcitriol, ont été
inclus. La dose de 0,7µg/kg de PTH 1-34 a été
administrée en une ou deux fois par jour. Les deux modes d'administration
permettent de normaliser la calcémie, mais seul le schéma
à deux injections par jour évite l'apparition d'une
hypocalcémie nocturne [2].
- Enfin, le JCEM
de septembre 2003 [3] a publié les résultats d'une étude
comparant les effets de la PTH 1-34 biquotidienne (0,5 µg/kg)
et de l'association calcitriol plus calcium pendant une durée
de trois ans. Dans les deux bras de l'étude, la calcémie
est stable à la limite inférieure de la normale. En
revanche, la calciurie est normale dans le groupe PTH et reste élevée
dans le groupe calcitriol. La densité minérale osseuse
est comparable dans les deux groupes.
Ces
résultats démontrent que nous disposons avec la PTH recombinante
d'une alternative thérapeutique des hypoparathyroïdies primaires.
Une demande d'AMM pourrait être une priorité de l'industrie...
Références
1.
Winer KK, Yanovski JA, Cutler GB Jr. Synthetic human parathyroid
hormone 1-34 vs calcitriol and calcium in the treatment of hypoparathyroidism.
JAMA. 1996;276(8):631-6 [résumé]
2. Winer KK, Yanovski JA, Sarani B, Cutler GB Jr. A randomized,
cross-over trial of once-daily versus twice-daily parathyroid hormone
1-34 in treatment of hypoparathyroidism. J Clin Endocrinol Metab. 1998;83(10):3480-6 [résumé]
[fac-simile]
3. Winer KK, Ko CW, Reynolds JC, Dowdy K, Keil M, Peterson D, Gerber
LH, McGarvey C, Cutler GB Jr. Long-term treatment of hypoparathyroidism:
a randomized controlled study comparing parathyroid hormone-(1-34) versus
calcitriol and calcium. J Clin Endocrinol Metab. 2003 ;88(9):4214-20 [résumé]
2.3.
A signaler également la communication de F. Debiais à
la SFR : Quelles preuves d'efficacité du tériparatide
(parathormone) dans le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique
?
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