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N°
préparé par B. SUTTER & G. WERYHA.
Au sommaire :
1. Quelques
références bibliographiques
2. Brèves
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Quelques références bibliographiques |
1.1.
Vitamine D, calcium
*
Vitamine D et prévention des fractures chez les sujets âgés
de plus de 65 ans
L'étude en double aveugle publiée dans le BMJ
du 1er mars 2003 concerne 2686 sujets britanniques de plus de 65 ans.
Elle démontre que 100 000 UI de vitamine D3 administrée
tous les 4 mois pendant 5 ans réduit le nombre de fractures de
22% (cf figure ci dessous). Il faut souligner que cette étude a
inclus des patients tout-venant et non une population à risque,
mais avec un déséquilibre dans le recrutement (3/4 d'hommes).
DP
Trivedi, R Doll, K.T Khaw. Effect of four monthly oral vitamin D3
(cholecalciferol) supplementation on fractures and mortality in men
and women living in the community: randomised double blind controlled
trial . BMJ 2003;326:469 [résumé][fac-simile]

**
Apport calcique chez l'enfant : quand ?
Le
but de cette étude retrospective californienne publiée dans
l'American Journal of Clinical Nutrition
était de déterminer à quel moment du stade pubertaire
l'optimisation de la ration calcique avait le plus d'impact sur la masse
osseuse de l'adulte jeune [YABM pour "young adult bone mass"].
341 jeunes femmes (21-24 ans) ayant participé au programme du National
Heart, Lung, and Blood Institute dans les 10 années précédentes
ont été évaluées. C'est l'apport calcique
en milieu de puberté qui est le mieux corrélé avec
la masse osseuse : les filles consommant plus 1000 mg/j de Ca ont un BMD
plus élevé (DXA). En revanche, c'est l'acitivité
physique d'avant la puberté qui a le plus de répercussions
sur le YABM.
M-C
Wang et coll. Diet in midpuberty and sedentary activity in prepuberty
predict peak bone mass. Am J Clin Nutr 2003 77: 495-503. [résumé].
***
Calcium et THS
937 femmes finlandaises en périménopause et ménopausées
ont été extraites de la cohorte OSTPRE. 42% d'entre elles
avaient déjà bénéficié d'un THS. Elles
ont été stratifiées selon leur consommation en calcium,
déterminée par autoquestionnaire (faibles apports / apports
intermédiaires / apports > 927mg). Le contenu minéral
osseux a été évalué à l'entrée
de l'étude et 5 ans plus tard (DXA rachis et fémur).
Les résults sont un peu inattendus :
- les femmes ne prenant pas d'estrogènes ont une perte osseuse
indépendante de l'apport calcique !
- en revanche, un apport calcique élevé a des effets positifs
sur le BMD des femmes sous oestrogènes, tout au moins au fémur.
Les auteurs concluent qu'un apport calcique insuffisant serait un facteur
de mauvaise réponse au THS. Conclusion toutefois à considérer
avec circonspection du fait des réultats innatendus chez les femmes
sans THS. Biais de recrutement (il ne s'agit pas d'une étude contrôlée)
?
J.
Sirola et al. Interaction of Nutritional Calcium and HRT in Prevention
of Postmenopausal Bone Loss: A Prospective Study. Calcified Tissue
International 10 February 2003 [Abstract]
1.2.
Concernant l'étude WHI,
On
peut consulter en "early release" sur le site
du NEJM depuis le 17 mars 2003 deux articles concernant l'étude
WHI, articles qui seront publiés dans l'édition papier du
journal le 8 mai
L'article de Jennifer HAYS et coll. concerne un sous groupe de 1511 femmes
- un peu moins de 10% des femmes inclues de l'étude WHI (groupe
oestrogène + progestatifs versus goupe placebo) dont les
indices de qualité de vie ont été suivis durant 3
ans. Aucun mieux n'a été enregistré dans le groupe
traité
J.
Hays et coll. Effects of Estrogen plus Progestin on Health-Related
Quality of Life [résumé]
L'éditorial
de Deborah Grady, épidémiologiste californienne, est sans
équivoque : le THS est responsable d'un effet secondaire sérieux
mammaire ou cardio-vasculaire pour 100 femmes traitées durant 5
ans, et n'améliore ni le bien-être ni les fonctions cognitives.
Elle conseille de traiter les troubles vasomoteurs avec des doses minimales.
Rappelons toutefois les limites de l'étude nord américaine,
bien exposés dans le N° d'aout 2002
de la lettre du GRIO.
Perspective:
Postmenopausal Hormones -- Therapy for Symptoms Only. D. Grady.
2.1.
Les lettre d'information quotidiennes
Le
Journal International de Médecine,
à l'instar par exemple du quotidien
du médecin, de medhermes (site ayant disparu en 2004), diffuse
quotidiennement une lettre d'information. On y trouve l'actualité
médicale, forums, et - comme sur d'autres sites - des enquêtes
d'opinion et sondages. Les résultats de l'avant dernier sondage
laissent perplexe : à la question "Etes vous favorable
à la prise en charge par la Sécurité sociale de la
mesure de la densité osseuse ? ", 91 % des sondés
répondent non (oui : 9%). On
peut commenter comme suit :
- il y a sans
doute encore beaucoup de travail d'information concernant la prise
en charge de l'ostéoporose
- que signifient
les résultats de tels sondages ? Sans doute pas grand chose
eu égard aux biais méthodologiques majeurs (non représentativité
des votants / manipulations par des groupes de pression et lobby).
2.2.
- Enquête SFR sur l'ostéoporose
La Société Française de Rhumatologie, en partenariat
avec le laboratoire Lilly France, lance une enquête sur le coût
et les modalités de prise en charge de l'ostéoporose vertébrale
en France. L'étude baptisée « Emeraude »
portera sur 920 femmes de plus de 65 ans, ayant une ostéoporose
densitométrique et consultant pour rachialgies et sera menée
par 230 rhumatologues répartis sur l'ensemble de l'hexagone. Le
but de l'étude : «mesurer l'importance épidémiologique
des fractures vertébrales liées à l'ostéoporose,
recenser leurs modalités de prise en charge, et définir
leurs coûts». [Dr Christian Roux, coordonnateur]. En effet,
les fractures vertébrales ostéoporotiques «restent
sous-diagnostiquées car, dans deux cas sur trois, elles ne sont
pas responsables de symptômes douloureux» [Pr Philippe
Orcel, chef du service de rhumatologie à l'hôpital Lariboisière].
Les résultats de l'enquête sont attendus début 2004.
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