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sommaire : 1.
La référence bibliographique du mois (Johnel et al. JCEM 2002 87(3):985-92)
2. Questions aux experts du GRIO 3. Le congrès du mois 4. Osteoporosis
International Rédaction
: P.J. Meunier, B. Sutter, & G Weryha. |
1.
Les références bibliographiques : association de traitement dans
l'ostéoporose. Johnell
O, Scheele WH, Lu Y, Reginster JY, Need AG, Seeman E. Additive effects of raloxifene
and alendronate on bone density and biochemical markers of bone remodeling in
postmenopausal women with osteoporosis. J Clin Endocrinol Metab. 2002 Mar;87(3):985-92
L'association
de traitements médicamenteux dans l'ostéoporose est-elle d'actualité?
L'attitude la plus logique serait de combiner anabolisants et anti-ostéoclastiques.
Le travail de Johnell évaluant l'assocation de l'alendronate et du raloxifène
semblait donc avoir peu de chance de succès. L'étude a concerné
331 femmes ménopausées ayant un T-score au col fémoral inférieur
à -2. Elles ont été soumises à 4 régimes thérapeutiques
: placebo, raloxifène 60 mg/j, alendronate 10 mg/j, ou l'association des
deux durant 1 an. Les résultats : en DXA (tableau ci-dessous), les
groupes diffèrent significativement du placebo, et le groupe rlx+al des
groupes al et rlx seul (BMD du col fémoral). Les dosages biologiques vont
dans le même sens. | raloxifène
60 mg/j | alendronate
10 mg/j | rlx
60mg/j + al 10 mg/j | | BMD
rachis | +
2.1 % | +
4.3 % | +
5.3% | | BMD
col | +
1.7 % | +
2.7 % | +
3.7 % | 2.
Questions aux experts du GRIO Chaque
mois, nous vous proposons une ou plusieurs question(s)/réponse(s). N'hésitez
pas à faire appel à ce service.
Ci-dessous celle parvenue le 27 mars 2002. "Cher
collègues, Nous voici sans fluor. En effet, après la disparition
du Rumafluor, de l'Ostéofluor, de l'Architex, voici que le dernier d'entre
eux, le Fluocalcic, n'est plus commercialisé. La distribution en est arrêtée
depuis septembre 2001 (selon la firme Yamamouchi, contactée). Il faut dire
que le rationnel de la prescription s'est réduit comme peau de chagrin.
Quelques-uns uns d'entre nous (j'en suis) traitent encore des ostéoporoses
masculine par le Fluor, avec d'assez bons résultats à condition
d'un suivi densitométrique attentif. Quel est le point de vue du GRIO ?
Comment les experts recommandent-ils prendre le relais avec les bisphosphonates.
Doit-on dans certain cas reprendre la prescription magistrale d'il y a 15 ans
?" Réponse
(PJ Meunier) Mon Cher Confrère, L'essai randomisé en
double insu contre placebo, dit FAVOS, a montré en 1998 chez 354 femmes
ostéoporotiques ayant eu une fracture vertébrale traitée
soit par le fluorure de sodium soit par le monofluorophosphate, que malgré
une augmentation très substantielle de la densité minérale
osseuse, ces produits n'étaient pas capables de réduire le risque
fracturaire par rapport au groupe témoin recevant calcium-vitamine D. En
outre, un certain nombre de fractures du col fémoral ont été
notées dans le groupe monofluorophosphate recevant la plus forte dose pendant
deux ans. Ces données sur les fractures ont recoupé les résultats
de l'étude contrôlée effectuée à la Mayo Clinic
et publiés en 1990 par B.L. Riggs. Un essai similaire effectué à
l'Henry Ford Hospital a conduit aux mêmes conclusions. Il était donc
nécessaire d'admettre que malgré l'effet ostéogénique
indiscutable des sels de fluor la qualité de l'os élaboré
n'augmentait pas la résistance mécanique des pièces osseuses.
Tous ces résultats ont conduit au retrait du marché français
des spécialités contenant des sels de fluor. La mise aux bisphosphonates
des sujets sous fluor ne pose aucun problème particulier. Il ne semble
pas légitime de reprendre des prescriptions magistrales comme nous le faisions
il y a 15 ans. 4.
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