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L'actualité
: l'acide zolédronique : futur traitement de l'ostéoporose
?
Reid
IR et al : Intravenous Zoledronic Acid in Postmenopausal Women with Low
Bone Mineral Density. N Engl J Med. 2002 Feb ; Vol 346:653-661
L'étude
multinationale a inclus 351 femmes ostéoporotiques (T-score <
-2), ménopausées depuis au moins 5 années, recevant
toutes 1g de calcium par jour, et évalue comparativement au placebo
5 modalités d'administration d'acide zolédronique: perfusions
trimestrielles à trois dosages différents (0.25mg / 0.5mg
ou 1 mg), perfusion semestrielles (2mg), ou une perfusion unique de 4mg.
316 femmes ont achevé l'étude. 5 sorties d'étude
dans les groupes zolédronate (effets secondaires classiques des
bisphosphonates en perfusion (fièvre, nausées, myalgies...).
Les
résultats sont comparables à ceux observés dans les
études concernant les bisphosphonates per os pris tous les jours
:
- la densité
minérale augmente de 4.3 à 5.1% au rachis, 3.1 à
3.5% au fémur, dans les groupes zolédronate, sans différences
selon le dosage, alors qu'elle est inchangée (rachis) ou diminue
(-0.4%, fémur) dans le groupe placebo
- les marqueurs
du remodelage osseux, résorption et formation, diminuent fortement
dans les groupes traités, avec un minimum à 1 mois, diminution
persistant à 1 an, de façon comparable dans les quatre
groupes traités
- la proportion de
non-répondeur n'est pas précisée
L'incidence
de fractures est trop faible pour pouvoir être interprétée,
mais ce n'était pas le propos de l'étude.
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- L'acide
zolédronique ou zolédronate, commercialisé
sous le nom de ZOMETA ® (NOVARTIS PHARMA) est un aminobisphosphonate
hétérocyclique (cycle imidazole).
- Le produit
est présenté en flacons de 4mg destinés à
être administré par perfusion de courte durée(de
15 mn). Il est réservé à l'usage hospitalier
pour le traitement des hypercalcémies induites par des
tumeurs. (AMM européenne en mars 2001).
- Le coût
pour une ampoule de 4mg est en France de 333 Euros TTC
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Les références
bibliographiques : os et statines
Les
statines sont des hypocholesterolémiants qui agissent en inhibant
l'HMG-CoA réductase (blocage de la transformation de l'HMG-CoA
en mévanolate).
Divers
types d'arguments suggèrent que les statines pourraient
avoir de l'intérêt au cours de l'ostéoporose.
Dans son travail princeps le groupe de Mundy
(Science 1999,286:1946-9) a ainsi démontré chez le rat
que les statines peuvent stimuler l'ostéogénèse.
Ces données ont été confirmées récemment.
Ainsi Oxlund
(Calcif Tissue Int 2001 69:299-304) a montré que l'administration
de simvastatine à des rates adultes durant un an était à
l'origine d'une augmentation du volume trabéculaire osseux de 23%
comparativement aux résultats obtenus dans le groupe placebo.
En outre les bisphosphonates contenant un radical amine inhibent une enzyme
en aval de l'HMG-CoA réductase et conduisent ainsi à l'absence
de synthèse de farnésyl pyrophosphate qui peut participer
à la synthèse du cholesterol ou à la prénylation
des molécules du complexe de la protéine G (générée
par la fixation de la PTH sur les cellules osseuses et/ou rénale).
Deux
études cliniques étudient les marqueurs du remodelage
sous simvastatine :
-
Chan MH et coll. (J Clin Endocrinol Metab 2001 86:4556-9 ) ne constatent
qu'une augmentation de l'ostéocalcine (17 patients hypercholestérolémiques
non ostéoporotiques) ;
- Hsia et coll (BMC
Musculoskeletal Disorders 2002 3: 7) ne retrouvent pas de modification
des marqueurs du remodelage chez 24 femmes ostéoporotiques, traitées
par placebo / 20 mg / 40 mg de simvastatine
Plusieurs
études ont évalué l'influence de l'administration
de statines sur le risque fracturaire.
-
Chan KA et coll (Lancet 2000 355:2185-8) ont ainsi démontré
que la prise de statines effective durant plus d'un an était associée
à une diminution du risque fracturaire de 52%.
-
Meier et coll (JAMA 2000 284:1921-2) sont arrivés à
des conclusions analogues. En effet sur une très large population
(3940 patients sous statines et 23 379 témoins appariés),
les auteurs ont démontré une diminution significative du
risque de fracture de 45%. Dans le même temps, les sujets qui recevaient
d'autres classes d'hypolipémiants (fibrates notamment) n'ont pas
vu leur risque fracturaire diminuer de façon significative.
-
Enfin Wang et coll (JAMA 2000 283:3211-6) ont démontré
chez des patients sous statines une réduction significative (-29%)
du risque de fracture de hanche.
Les
résultats de ces 3 études n'ont cependant pas été
confirmés par un travail récent (Van
Staa et coll, JAMA 2001 285:1850-5). L'étude portait sur 81880
patients (!) ayant un antécédent de fracture par fragilité
osseuse et autant de témoins. Le risque fracturaire était
strictement identique chez les sujets recevant des statines et les autres
patients (odds-ratio : 1,01). Une sous analyse a également été
réalisée en fonction du type de fracture. Les résultats
n'étaient pas différents pour chacune des 3 principales
fractures ostéoporotiques (poignet, vertèbre et hanche).
De même la dose journalière (exprimée en équivalent
simvastatine) n'avait pas d'influence sur le résultat.
En revanche, Pasco
(Arch Intern Med. 2002;162:537-540) constate une réduction
du risque fracturaire dans une étude australienne publiée
très récemment concernant 1375 femmes.
Au total au vu des travaux de la littérature il n'est pas
possible de conclure de façon définitive quant à
l'effet de statines sur le risque fracturaire compte-tenu des résultats
discordants observés. Ces derniers peuvent tenir à la méthodologie
employée (études rétrospectives). D'autre part pour
des raisons d'effectif l'influence de la statine administrée n'a
pas été évaluée : il est probable que les
statines n'ont pas toutes les mêmes effets osseux, et ceci pourrait
avoir une influence sur le résultat. Ainsi seules des études
prospectives randomisées pourront permettre de répondre
de façon définitive à la question posée, mais
il est probable que les statines ne soient pas des molécules miracle
pour le traitement de l'ostéoporose..
Enfin
(ceci sort du sujet de l'ostéoporose, mais concerne l'os…) une
étude récente (Pritchet
et coll, Clin Orthop 2001 386:173-8) suggère que les statines
pourraient diminuer le risque d'ostéonécrose aseptique
de la tête fémorale compliquant la corticothérapie,
ce qui peut se concevoir du fait des mécanismes pathogéniques
évoqués dans cette affection. Il ne s'agit toutefois que
d'une étude évaluant la fréquence des ONTF chez des
patients prenant à la fois une statine et une corticothérapie,
sans groupe contrôle, fréquence nettement moindre à
celle attendue.
Les
Statines
| DCI |
nom
commercial |
dosages |
remarques
|
| Atorvastatine |
TAHOR® |
10,
20 & 40 mg |
/
|
| Cérivastatine |
CHOLSTAT®
STALTOR® |
0.1
& 0.3 mg |
suspension AMM août 2001
|
| Fluvastatine |
FRACTAL®
LESCOL® |
20
& 30 mg |
/
|
| Lovastatine |
/
|
/
|
non
commercialisée en France
|
| Pravastatine |
ELISOR®
VASTEN® |
20
& 40 mg |
/
|
| Simvastatine |
LODALES®
ZOCOR® |
5 & 20 mg |
/
|
L'agenda du GRIO
Vous
trouverez sur le site du grio, onglet "agenda",
tous les éléments concernant les congrès et diverses
réunions concernant l'ostéoporose (date, lieu, site internet,
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Cet
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