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XXème Journée scientifique du |
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| L'OSTÉOPOROSE.
ÉVOLUTION DES CONCEPTS.
L'environnement
hormonal devient plus précis au fil des années, et se dessinent
progressivement les influences de la parathormone, de la calcitonine, de la vitamine
D, des hormones stéroïdes sexuelles, tandis qu'apparaissaient plus
évidentes les conséquences de la perturbation de leur sécrétion
sur le métabolisme phosphocalcique et le tissu osseux. Les perspectives
de leur utilisation dans la prévention ou le traitement de l'ostéoporose
sont envisagées, puis testées, avec plus ou moins de succès….
Il y a plus de 40 ans, quelques provocateurs lancent même de folles idées,
tel par exemple l'effet anabolique de la parathormone administrée par voie
sous-cutanée de façon intermittente !... Des
observations cliniques, d'ancienneté variable, trouvent maintenant leur
explication dans des mutations génératrices de désordres
enzymatiques (picnodysostose de Toulouse-Lautrec et anti-cathepsine K, anomalies
de la voie de signalisation Wnt/LRP5 dans l'ostéo-porose associée
au syndrome cécité-pseudogliome, mutation du gène de SOST
dans la sclérostéose…). Mais au delà de ces considérations
pathogéniques, cette recherche révèle aussi des potentialités
fantastiques dans l'approche thérapeutique future des ostéopathies
métaboliques. Traiter pour prévenir la survenue des fractures, voilà en fait la grande affaire qui nous préoccupe tous, ainsi que nos patient(e)s ! Les approches ont été multiples : traitements hormonaux, substitutifs ou additifs (oestrogènes, androgènes, calcitonines, parathormone, dérivés de la vitamine D…), recours aux sels minéraux (sels de calcium, de silicium, de fluor, de strontium…) ou aux dérivés des polyphosphates (bisphosphonates aminés ou non), correction de carences vitaminiques (vitamine D). Ici on veut réduire l'activité des ostéoclastes et freiner la résorption, là au contraire, l'ambition est de reconstruire en stimulant la formation par les ostéoblastes ; quelquefois on estime même agir sur les deux aspects cellulaires. Certains auteurs, tel Frost, alors qu'on disposait de moins de molécules qu'aujourd'hui, avaient proposé, avec beaucoup de subtilité, des schémas répétés de traitement faisant suivre l'activation du remaniement cellulaire osseux par une freination de la résorption, pour ensuite laisser place au processus de formation. Cette habile manipulation, convaincante sur le papier, ne fit pas réellement la preuve de son efficacité… Aux enthousiasmes d'écoles, a alors succédé la froide et rigoureuse "médecine fondée sur les preuves", renforçant la crédibilité des démarches thérapeutiques, malgré les réticences qu'elle a pu parfois inspirer ! Car aujourd'hui, et c'est quand même un point majeur, on peut estimer que tous les médicaments disponibles pour traiter l'ostéoporose sont efficaces. La réduction du risque fracturaire est certes d'intensité variable, variant approximativement entre 15 et 65 % selon les produits et les sites squelettiques, mais elle est prouvée à l'aune d'essais conduits dans des conditions méthodologiques rigoureuses et contrôlées. Pour être actif le médicament doit être pris par le patient ! C'est sans doute de bon sens mais encore fallait-il le prouver comme l'a fait récemment un auteur canadien… Il reste toutefois à appliquer cette mesure pour que nos traitements soient efficaces tant à l'échelon de l'individu qu'en termes de santé publique. Pour éviter cette mauvaise observance l'information, l'éducation sont indispensables en même temps que la diversification des modes d'administration des traitements (hebdomadaires, mensuels, bientôt peut-être annuels, sous forme orale, injectable, peut-être de sprays…) Vieillir
sans fracture… Le message délivré pour la "Bone And Joint Decade"
est de tout mettre en oeuvre pour atteindre cet objectif. Le GRIO, depuis sa création,
pourra estimer avoir activement participé à cet effort et à
l'évolution des concepts ! retour programme 20ème journée mise à jour : 26 janvier 2007 | ||
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