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XVIIIème
Journée Scientifique du
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Dr
Régis LEVASSEUR Le
concept du contrôle central du remodelage osseux est né
de l'étude des souris déficientes en leptine, une hormone
anorexigène sécrétée par le tissu adipeux
et impliquée dans la régulation du remodelage osseux
(1). La leptine, dans ce modèle murin, semble réguler
négativement le métabolisme osseux via le système
nerveux sympathique lorsqu'elle est administrée par voie intra
cérébro ventriculaire (2). Les cellules osseuses possèdent
des récepteurs ?2-adrénergiques et leur inhibition pharmacologique
ou génétique provoque une augmentation de la masse osseuse
dans les modèles murins (2,3). Cependant, des récepteurs
à la leptine sont aussi présents sur les cellules osseuses
et une régulation positive de la masse osseuse par l'administration
de leptine périphérique (ip) a été récemment
démontrée dans un modèle de rat suspendu, mettant
en avant le rôle primordial de la voie RANK/RANK-L/OPG dans
la médiation de cet effet (4). Le concept actuel est plutôt
que la leptine joue en rôle complexe dans la régulation
de la masse osseuse en agissant à la fois directement sur le
tissu osseux mais aussi via l'axe hypothalamohypophysaire et peut
ainsi avoir des effets positifs ou négatifs sur le tissu osseux.
Cette mise en évidence du rôle de la leptine et du système
nerveux sympathique sur la régulation tissu osseux a soulevé
un grand intérêt en clinique quant à la possibilité
de nouvelles thérapeutiques dans la prise en charge des ostéopathies
fragilisantes. Les études humaines rapportant les effets des
bêtabloquants sur le tissu osseux restent contradictoires alors
que la leptine recombinante humaine semble avoir un effet positif
sur le tissu osseux (5). Ainsi
la régulation centrale du remodelage osseux est une découverte
primordiale qui a permis de faire évoluer la compréhension
de certains mécanismes impliqués dans de nombreuses
ostéopathies fragilisantes et permet d'entrevoir de nouvelles
implications thérapeutiques. Cependant, il reste de nombreuses
questions à résoudre quant aux mécanismes précis
impliqués. Références
mise
à jour : 2 février 2006
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