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Traitement
hormonal et prévention de l'ostéoporose :
L'AFSAPPS doit revoir sa copie !
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Professeur
Claude RIBOT
Unité Ménopause et Maladies Osseuses Métaboliques
Hôpital Paule de Viguier
Toulouse France
Les dernières recommandations de l'AFSSAPS (décembre 2003)
stipulent que le traitement hormonal, en début de ménopause
devrait être désormais considéré comme un traitement
de confort et de deuxième ligne pour la prévention de l
'ostéoporose, à n'utiliser qu'en cas " d'intolérance
" aux autres molécules disponibles, c'est-à-dire les
bisphophonates et les SERMs.
Cette
position me paraît injustifiée pour 3 raisons :
1-
Elle prive les femmes d'un traitement préventif au moment où
il est le plus efficace, le plus utile et le moins dangereux.
- le plus efficace,
car c'est en tout début de ménopause que l'hyperactivité
ostéoclastique provoquée par la carence estrogénique
va entraîner des altérations irréversibles de
la microarchitecture osseuse et une perte osseuse qui conditionneront
le risque ostéoporotique ultérieur.
- Le plus utile,
car le squelette n'est pas le seul tissu à souffrir de la chute
de l'imprégnation estrogénique et les bénéfices
du traitement hormonal, sur le tractus urogénital, la peau,
le cerveau, sont indéniables à cette période
de la vie de la femme.
- Le moins dangereux,
car aucune étude valable n'a mis en évidence d'augmentation
de risque du cancer du sein chez les femmes récemment ménopausées
et traitées quelques années. Le risque vasculaire artériel,
reste faible dans cette tranche d'âge surtout en France. Quant
au risque thrombo-embolique veineux, il reste, comme à tout
âge, difficile à évaluer en pratique au plan clinique
et biologique. Il peut être minimisé sinon évité,
par l'utilisation de l'estradiol-17ß par voie cutanée.
2-
Elle encourage l'utilisation de traitements onéreux dont l'intérêt
reste faible chez les femmes ayant un risque d'ostéoporose modéré
et dont les risques éventuels à long terme n'ont pas été
appréciés.
3-
Elle exclut de cette prévention toutes les femmes, qui abordent
leur ménopause avec un risque d'ostéoporose mais qui n'ont
pas encore fait de fracture (ou qui sont asymptomatiques) et qui ne peuvent
pas assurer le coût d'un traitement non remboursé par un
bisphophonate ou un SERMs.
Ces dernières
recommandations de l'AFSAPPS ont été précipitées,
dans un contexte de pression médiatique et probablement politique
. Elles sont scientifiquement infondées et devraient être
révisées.
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programme 17ème journée
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