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XVIIIème
Journée scientifique du
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Régis Levasseur, Service de Rhumatologie CHU Caen. L'innervation
du tissu osseux est connue depuis longtemps mais son implication physiologique
n'a été prouvée que très récemment
(1). En microscopie électronique, des ramifications nerveuses sont
présentes au contact des cellules osseuses et des récepteurs
ß2-adrénergiques sont présents à la surface
des ostéoclastes et des ostéoblastes (1,2). Un traitement
par isoproterenol, un agoniste de la voie ß-adrénergique
diminue la masse osseuse au niveau de la métaphyse tibiale et des
vertèbres lombaires chez la souris alors qu'un traitement par propranolol,
un antagoniste de la voie ß-adrénergique augmente la masse
osseuse à ces mêmes sites (1). Cette modification de masse
osseuse sous l'effet de la voie ß-adrénergique s'effectue
selon un mécanisme de découplage entre les ostéoclastes
et les ostéoblastes : le propranolol freine le nombre et l'activité
des ostéoclastes alors qu'il augmente le nombre et l'activité
des ostéoblastes ; l'inverse se produit lors d'un traitement par
isoproterenol (1 et résultats personnels). Le
modèle du rat suspendu validé comme modèle d'ostéoporose
induite par l'apesanteur ou l'absence de contraintes mécaniques
est un modèle où la perte osseuse se produit par découplage
(3). Nous avons montré très récemment que l'absence
de gain osseux induit par la suspension au niveau des pattes arrières
était significativement réversible sous traitement par propranolol
(4). Cette expérience a démontré le rôle fondamental
du système nerveux sympathique comme médiateur des contraintes
mécaniques dans le tissu osseux et permet d'envisager ainsi son
rôle dans l'ostéoporose d'immobilisation, d'apesanteur, l'algoneurodystrophie
et les fractures de contrainte. Un autre travail récent réalisé
par une équipe japonaise a donné des résultats similaires
(5). Ainsi, il semble exister deux niveaux de régulation du remodelage osseux : un niveau local comme le montre le modèle du rat suspendu où la contrainte mécanique est médiée en partie par le système nerveux sympathique et un niveau central neuro-hormonal ou vestibulaire très probablement médié par le système nerveux sympathique également dans certaines situations. Références
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