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XVIIIème
Journée scientifique du
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Introduction
: Avec le vieillissement de la population, l'ostéoporose touchera
près d'une femme de plus de 50 ans sur 2 dans les prochaines années1.
Les mesures qui permettent de lutter contre cette maladie sont d'autant
plus efficaces qu'elles sont mises en place précocement. Dans ce
contexte, la fracture du poignet représenterait une opportunité
de diagnostic précoce. Une étude épidémiologique
d'intervention en orthopédie sur le diagnostic précoce de
l'ostéoporose à partir de la fracture du poignet, l'étude
ISEOR (Intervention Sur la fracturE et Orthopédie), a été
mise en place en 2003 et 2003. Méthodologie
: Un échantillon de 50 chirurgiens orthopédistes métropolitains
a été recruté. Ceux-ci devaient communiquer les coordonnées
des femmes de 50 ans et plus, opérées ou vues en consultation
pour une fracture du poignet, au cours des premiers trimestres 2002 (évaluation
pré-sensibilisation) et 2003 (évaluation post-sensibilisation).
Chaque patiente a été interrogée directement par
téléphone (Taylor-Nelson-Sofres) sur sa prise en charge
dans les 6 mois suivant la fracture. La sensibilisation (octobre décembre
2002) consistait en une lettre, une conférence de presse et l'intervention
des réseaux locaux de l'ostéoporose pour les chirurgiens
orthopédistes ; une lettre remise par le chirurgien, une affiche
et des livrets de salle d'attente pour les patientes. La mesure de l'impact
de la sensibilisation des orthopédistes a été réalisée
sur leurs patientes selon une méthodologie " Avant-Après
" avec données répétées. Résultats
: Sur 50 chirurgiens recrutés, 37 ont effectivement participé
aux 2 évaluations. Sur 380 femmes ayant eu une fracture avant la
sensibilisation (janvier-mars 2002), 212 (âge moyen = 68,8 ans ±
10,3) ont accepté de répondre au questionnaire téléphonique
(102 n'ont pu être jointes en dépit de 10 appels). Après
la sensibilisation (janvier-mars 2003), les chiffres sont respectivement
de 305, 202 et 45 (âge moyen de 68,3 ans ± 12,7 ans). Les
femmes interviewées étaient dans près de 3/4 des
cas ignorantes d'une éventuelle ostéoporose (72% en 2002
et 74% en 2003). L'information des patientes sur une éventuelle
fragilité osseuse concerne moins d'une patiente sur 3 (29% en 2002
et 22% en 2003), respectivement 26 et 29% consultent un médecin
pour recherche d'une ostéoporose, mais seulement 10 et 11% à
la demande du chirurgien. Ces pourcentages n'évoluent pas de façon
significative après sensibilisation, de même que la demande
d'examens complémentaires (57% en 2002 et 64% en 2003) et la prescription
d'un traitement (73% en 2002 et 75% en 2003) (NS). La seule vraie différence
concerne la proportion de rhumatologues consultés qui augmente
significativement (27% en 2002 et 43% ; p = 0,0134). Conclusion : Il s'agit de la 1ère étude nationale d'intervention auprès des chirurgiens orthopédistes visant à améliorer le diagnostic précoce de l'ostéoporose. Dans notre population, la fracture du poignet n'apparaît cependant, ni précoce (âge moyen = 68,3 ans ± 12,7), ni particulièrement évocatrice d'une ostéoporose, pour les patientes, comme pour les chirurgiens orthopédistes. La démarche de sensibilisation choisie modifie peu le comportement des chirurgiens orthopédistes et le diagnostic précoce de l'ostéoporose, sauf peut-être si une fragilité osseuse est déjà connue (intervention plus efficace d'un réseau local et dont les rhumatologues ?).
ISEOR
a été réalisée avec le soutien des partenaires
du GRIO suivant : l'ALLIANCE, LILLY, MSD, PIERRE FABRE médicament,
ROCHE. |
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© GRIO
- Groupe de Recherche & d'Information sur l'Ostéoporose - www.grio.org
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