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PRONOSTIC
DES FRACTURES DU COL FEMORAL GARDEN 3 ET 4 CHEZ LES PERSONNES
AGÉES (>75 ANS)
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François BONNEL - Hôpital Lapeyronie - Montpellier
Le
but de cette étude est d'essayer d'évaluer les facteurs
pronostiques de ces fractures en fonction d'une part, du type de prise
en charge chirurgicale, et d'autre part, des facteurs pré- et peri-opératoires
propres aux patients.
Ces fractures posent en effet trois questions :
- Quels types de
traitement chirurgical ?
- Pour quelle morbidité
?
- Comment restaurer
au plus vite et au mieux la fonction, donc l'autonomie personnelle et
sociale antérieure ?
Ces fractures sont
en effet en nombre croissant, du fait de l'augmentation de l'espérance
de vie. Elles ont un coût social du fait de leur prise en charge
chirurgicale d'une part, mais également de la dépendance
sociale qu'elles entraînent malheureusement fréquemment à
long terme.
Matériel
et méthode
L'étude comprend 100 fractures cervicales vraies chez des patients
de plus de 75 ans (age moyen 83 ans) dont le devenir a été
étudié tous les 3 mois sur une période de 12 mois.
La techniQue chirurgicale a été :
- PTH : 62 cas (en
raison surtout de l'age et d'une coxarthrose préexistante),
- Hemi-arthroplastie
: 32 cas,
- Ostéosynthèse:
3 cas.
Les
critères pré-opératoires retenus ont été
:
- Age et Sexe,
- Autonomie et indice
fonctionnel pré-opératoires,
- Lieu d'origine
(domicile, établissement médicalisé ou non) -Stade
anesthésique (ASA),
- Facteurs pré-traumatiques
et antécédents médicaux -Etat psychiatrique,
- Délai avant
intervention,
- Type et durée
d'intervention -pertes sanguines totales.
Toutes
les complications peri- et post-opératoires ont été
prises en compte jusqu'à 1 an.
La
majorité des patients ont séjourné en centre spécialisé
(89%) La révision à un an a évalué :
- La survie
- La fonction et
la restauration de l'autonomie par rapport à l'état antérieur.
- L'évolution
psychiatrique (facteur qui nous a paru déterminant).
Toutes
des données ont été recueillies à partir du
dossier médical ou, à défaut, par entretien téléphonique
avec le patient, sa famille ou son médecin ainsi que les centres
de rééducation. L'ensemble de ces données a donné
lieu à une étude critique et à une comparaison entre
l'état pré- et post-opératoire (jusqu'à 1
an) pour en tirer les conclusions sur les implications des différents
types de traitement chirurgical, de leurs complications propres, et surtout
des facteurs prédictifs "pré-traumatiques" propres
au patient.
Les résultats sont ensuite analysés et comparés aux
habitudes et conclusions d'autres auteurs, notamment anglo-saxons et scandinaves.
Résultats
Comme chacun sait la prédominance est féminine (mais les
hommes se fracturent plus tard que les femmes)
La plupart des patients sont opérés entre la 24 et la 72
ème heure. La durée de l'intervention et les certes sanguines
ont été évaluées (100-650cc).
La mortalité à 1 an s'élève à 24% (dont
16% dans les 3 premiers mois) Les complications sont dominées par
les luxations sur PTH.
Un "syndrome de glissement" psychiatrique a été
noté dans 18 % des cas chez des sujets, normaux auparavant, avec
toutes les complications médicales qui l'accompagne.
La perte d'autonomie et la diminution de l'indice fonctionnel est fréquente
mais reste plus dépendante des facteurs pré-opératoires.
Que de la technique choisie elle-même.
Discussion
Mortalité
Bien qu'en France, l'indication soit assez univoque (arthroplastie), certains
de nos voisins privilégient l'ostéosynthèse, mais
celle-ci n'a que peu d'influence sur la mortalité à terme
(même si celle-ci est plus faible en peri-opératoire)
L'âge influe tout naturellement sur cette mortalité mais
celle ci est plus forte chez l'homme. L'indice anesthésique (ASA)influe
de façon très sensible sur cette mortalité, de même
que l'état psychiatrique. ces deux derniers facteurs nous paraissant
déterminants.
Complications
Les complications de type ortho1pédique, toutes confondues, semblent
plus fréquentes (pseudarthroses, nécrose de la tête)
avec l'ostéosynthèse, mais elles ne modifient pas le pronostic
à 1 an.. Elles ont malgré tout l'avantage d'un coût
chirurgical plus faible mais l'inconvénient d'une réhabilitation
plus longue.
Le délai d'intervention n'influe pas à terme mais il ressort
qu'il vaut mieux opérer "tôt, mais au bon moment".
Les pertes sanguines totales n'ont jamais été étudiées
dans la littérature mais, si dans notre étude elles n'influent
pas sur la mortalité peri-opératoire, mais elles ont une
influence flagrante sur le "syndrome de glissement" post-op
chez ces patientes déjà souvent anémiques au départ.
CONCLUSION
Les fractures cervicales vraies Garden 3 et 4 du col fémoral sont,
et seront de plus en plus fréquentes.
Si le traitement de ces fractures visait jadis à sauvegarder la
vie des patients, l'enjeu est devenu maintenant plus fonctionnel et plus
"social": Restaurer la fonction et l'autonomie antérieures
avec une "efficacité" économique acceptable.
Au vu des résultas de cette étude, comparés à
différents auteurs, les indications thérapeutiques allant
dans ce sens nous semblent s'orienter, dans la plupart des cas, vers l'hemi-arthroplastie,
aux suites souvent simples et à la réhabilitation rapide.
Au terme de cette étude, et quelles que soient les avancées
chirurgicales et anesthésiques, les facteurs pronostiques vitaux
et fonctionnels à 1 an nous paraissent initiaux et, par ordre d'importance
croissante :
- Age et antécédents
mais surtout,
- Mobilité
et autonomie pré-fracturaire,
- Etat psychiatrique
préalable.
L'ENSEMBLE
DE TOUS CES FACTEURS INITIAUX SE RETROUVANT EN GENERAL, PARFAITEMENT RESUMES
PAR LE LIEU D'ORIGINE ET SURTOUT L'INDICE ANESTHESIOUE "ASA ".
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programme 17ème journée
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