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Suivi
des traitements anti-ostéoporotiques : rôle de la
densitométrie
Christian ROUX - Service de Rhumatologie, Hôpital Cochin
- PARIS.
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On
peut répéter les mesures de densité osseuse dans
le suivi des patients ostéoporotiques traités si l'on peut
répondre par l'affirmative à 2 questions :
- Est-ce techniquement
possible ?
La reproductibilité des mesures densitométriques est
bien meilleure que celle des dosages biologiques. Toutefois ces résultats
ne sont obtenus qu'à la condition de procédures strictes
d'assurance-qualité, qui comportent à la fois le contrôle
de qualité de la machine (mesures et vérifications quotidiennes
du fantôme de calibration) et la formation de l'utilisateur,
car l'expérience montre que les principaux problèmes
de reproductibilité ne sont pas liés à la machine
mais à son usage. Chaque centre de densitométrie doit
pouvoir calculer sa propre reproductibilité in vivo, exprimée
en pourcentage ou en valeur absolue, et il sera possible de faire
apparaître ce résultat sur le compte-rendu afin de discuter
la variation observée.
Ces calculs de reproductibilité doivent être mis en perspective,
d'un point de vue clinique, avec la sensibilité au changement,
qui dépend à la fois du site osseux mesuré et
du traitement. Le rachis lombaire est sans doute le site le plus sensible,
et les variations densitométriques observées sont très
différentes pour les bisphosphonates et le raloxifène.
Ce point sera bien entendu important lors de l'usage des traitements
anabolisants, capables d'augmenter de 10 % la densité osseuse
en 1 an. Avec la plupart des traitements actuels, un délai
de 2 ans est nécessaire entre 2 mesures.
- Est-ce cliniquement
intéressant ?
Il n'y a pas de preuve qu'une telle répétition de mesures
augmente la compliance des patients, d'autant que les interruptions
de traitements se produisent souvent dans les premiers mois. Tous
les traitements actuels utilisent des dosages fixes, sauf le traitement
hormonal substitutif, et il n'y a pas de conséquence sur l'adaptation
de doses des variations de densité osseuse. La variation densitométrique
sous traitement explique une très faible proportion de l'effet
anti-fracturaire (entre 4 et 28 %). La répétition des
mesures ne se fait donc pas dans l'objectif d'évaluer le gain
de densité, mais de s'assurer de l'absence de perte osseuse.
Conclusion
: la répétition des mesures densitométriques nécessite
une procédure d'assurance-qualité. Elle n'est pas indispensable
au suivi des traitements actuels, et ne peut être envisagée
avant un délai de 2 ans (sauf cas particuliers comme l'ostéoporose
cortisonique). En revanche, on peut recommander la pratique de densitométrie
à la fin des séquences thérapeutiques, car le risque
fracturaire dépend plus de la valeur absolue de la densité
que de sa variation.
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programme 16ème journée
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