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Recommandations
de l'AFFSAPS pour le traitement de l'ostéoporose
Ch. ROUX, Service de Rhumatologie, Hôpital Cochin (AP-HP), 75014
PARIS
Il existe aujourd'hui
des preuves d'efficacité des traitements de l'ostéoporose.
Plusieurs études, conduites dans les conditions de la " médecine
basée sur les preuves ", ont permis de quantifier le bénéfice
de ces traitements. Elles concernent l'ostéoporose post-ménopausique,
comme l'ostéoporose cortisonique. Plusieurs autorisations de mise
sur le marché ont été accordées. Dans la pratique
la mise en route de ces traitements est toutefois compliquée par
l'hétérogénéité des libellés
d'AMM, l'absence de remboursement dans certaines indications reconnues,
et l'absence de reconnaissance de l'outil du diagnostic de la maladie,
c'est-à-dire de la densitométrie.
Dans ce contexte, l'Agence Française de Sécurité
Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) a constitué en
2000 un groupe de travail ayant pour mission, à partir de la littérature
médicale, d'établir des recommandations de bonnes pratiques
c'est-à-dire de définir une stratégie médicale
optimale pour le traitement de l'ostéoporose.
Méthodologie
Le groupe de travail a regroupé des experts de compétence
(rhumatologie, endocrinologie, gynécologie, santé publique,
médecine générale), de mode d'exercice (hospitalo-universitaires,
hospitaliers, libéraux) et d'origine géographique divers.
La recherche bibliographique a utilisé les banques de données
habituelles et 170 articles ont été sélectionnés
et analysés. Il n'a pas été tenu compte des conférences
de consensus ou revues systématiques préalablement publiées.
Un texte établi par le président du groupe, le chargé
de projet, et les représentants de l'AFFSAPS, a été
élaboré pas à pas au cours de réunions de
travail, puis soumis à un groupe de lecteurs. A partir du texte
reprenant strictement les données des publications scientifiques,
des stratégies ont été élaborées.
Ostéoporose
cortisonique
La prévention de l'ostéoporose doit être systématiquement
envisagée lors de l'instauration d'une corticothérapie par
voie orale, prévue pour plus de 3 mois à une dose > 7,5mg/jour.
Les mesures générales sont systématiques et le traitement
est envisagé de manière différente chez les femmes
ménopausées (pour lesquelles la carence hormonale représente
un facteur de risque ajouté), les hommes et les femmes non ménopausées.
Ostéoporose
post-ménopausique
Trois périodes ont été considérées
: 50-60 ans, 60-80 ans, et plus de 80 ans. Ces propositions thérapeutiques
ont été élaborées en fonction de l'âge,
de l'antécédent personnel de fracture, et de la diminution
de la densité osseuse.
Conclusion
De telles recommandations s'inscrivent dans une démarche de meilleure
qualité des soins. Elles permettent au médecin de trouver
les données thérapeutiques établies dans le domaine
de l'ostéoporose, et d'éviter ainsi l'écueil fréquent
d'une reconnaissance trop tardive par les praticiens de traitements efficaces.
Le modèle de décision clinique ne s'en trouve pas modifié,
et le texte fait état des deux autres composantes habituelles de
la décision clinique : l'expérience du médecin, et
la préférence du patient. La position centrale accordée
à la fracture prévalente, et à la diminution de la
densité osseuse mesurée par densitométrie, doivent
maintenant aider le décideur à faire les choix de politique
de santé.
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programme 15ème journée
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