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XIVème
Journée scientifique du
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Dossier de Presse mars 2001 : LE GRIO PREND POSITION : "NON ! les phytoestrogènes n'ont pas de place dans le traitement de l'ostéoporose !"
Ce dossier a été établi à la suite de la XIVe Journée Scientifique à la Maison de la Chimie à Paris, cette journée ayant été l'occasion de faire le point sur les différents traitements préventifs et curatifs de l'ostéoporose). A l'issue de ce tour d'horizon, le GRIO a pris position, de manière affirmée sur l'absence de place des phytoestrogènes en tant qu'alternative aux traitements médicamenteux délivrés uniquement sur ordonnance.
Pour
information Madame
le Docteur Florence Trémollières (CHU Toulouse), membre
du GRIO, a accepté d'évaluer les éléments
du dossier phytoestrogènes et de répondre questions suivantes
: 1/ l'efficacité des phytoestrogènes sur la prévention de l'ostéoporose : l'analyse porte sur deux études réalisées afin de démontrer l'effet des phytoestrogènes sur la préservation de la densité osseuse :
La conclusion du Dr Trémollières, partagée par le Comité Scientifique du GRIO, est sans appel : DANS L'ÉTAT ACTUEL DES RECHERCHES, LES PHYTOESTROGÈNES NE PEUVENT PAS SE SUBSTITUER AUX MÉDICAMENTS RECONNUS DANS LE CADRE DE LA PRÉVENTION ET DU TRAITEMENT DE L'OSTÉOPOROSE. 2/ La seconde question concerne les répercussions de l'alimentation en soja sur la densité osseuse : pour répondre au "cliché" de "la femme asiatique qui n'a pas de problème d'ostéoporose" on peut rappeler que le mode de vie de ces femmes asiatiques est totalement différent de celui des femmes occidentales , entre autres différences, elles n'ont pas du tout le même régime alimentaire et il est donc impossible d'imputer au seul soja les différences d'incidence fracturaire entre ces deux populations de femmes. Selon
le GRIO, la seule étude actuellement disponible qui soit jugée
fiable est une étude chez des singes femelles (chez cet animal
le tissu osseux apparaît proche de celui de la femme), à
qui l'on a induit une ménopause chirurgicale (en enlevant sous
anesthésie générale les ovaires) et chez qui on a
ensuite administré pendant 7 mois une supplémentation en
soja, se rapprochant de l'alimentation asiatique ? Au terme de ces 7 mois
la conclusion est claire : cette mesure alimentaire n'a aucun effet de
protection contre la perte osseuse induite par la ménopause chirurgicale.
DANS L'ÉTAT ACTUEL DES RECHERCHES, LA SUPPLÉMENTATION EN SOJA N'A PAS D'INCIDENCE CLAIREMENT DÉMONTRÉE SUR LA DENSITÉ OSSEUSE. On ne dispose pas non plus d'étude qui permette d'affirmer que la moindre fréquence des fractures du col du fémur chez les femmes asiatiques soit à rapporter uniquement à une alimentation riche en soja.
La
principale indication de l'utilisation de phytoestrogènes en pratique
concerne la correction des troubles de la ménopause (bouffées
de chaleur…). L'ostéoporose
ne doit donc plus être envisagée comme une fatalité
mais comme une affection que l'on peut soigner désormais à
différents âges, avec différents médicaments
selon les cas.
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