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contrôle de qualité des densitomètres Jean-Pierre
SABATIER (mise au point mars 2006)
Pourquoi
? Le
but du contrôle de qualité est d'assurer que les mesures effectuées
chez un sujet conduiront au même résultat quel que soit le dispositif
utilisé d'une même marque d'appareil, aux erreurs normales de mesures
près. Cette nécessité découle de l'utilisation de
courbes de normalité, adaptées à la population, pour la détermination
du T-score et du Z-score en chaque site de mesure. Le vieillissement des composants
électroniques, tube générateur de rayons X, détecteurs
etc
, les conditions d'environnement thermique ou électrique peuvent
faire dériver les mesures dans le temps. Ceci impose de s'assurer tout
d'abord de l'exactitude de la mesure de l'appareil à partir d'un "fantôme
constructeur" dédié. De même la linéarité
de réponse doit être vérifiée. Il convient ensuite
de s'assurer de la stabilité de l'appareillage dans le temps par un contrôle
au quotidien. La décision du 20 avril 2005 (JO
07/06/05, cliquez ici) rend obligatoire le contrôle de qualité
des dispositifs d'ostéodensitométrie. Mise
en place du contrôle de qualité Les
difficultés de mise en place de ce contrôle, notamment pour l'agrément
des Organismes de Contrôle de Qualité Externe (OCQE), a conduit
l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de
Santé (AFSSAPS) à apporter une souplesse à la mise
en place du contrôle national instauré. "
Compte tenu de l'importance du parc installé français et de la
disponibilité des équipes des fabricants, il a été
décidé, en étroite concertation avec toutes les parties prenantes,
d'introduire une disposition technique visant à faciliter le lissage
des opérations de contrôle d'exactitude entre le 7 décembre
2005 et le 7 décembre 2006. " La
liste des organismes agréés (OCQE) peut être consultée
sur le site de l'AFSSAPS
ou plus rapidement sur le site du GRIO . A ce jour, deux OCQE sont agréés
(AM'TECH et SOCOTEC). En
pratique : -
Un
rendez-vous commun doit être pris, par l'exploitant de l'appareil, avec
le service après-vente (SAV) du constructeur et l'OCQE. Ce rendez-vous
devra avoir lieu avant le 7 décembre 2006. Il importe d'avoir pris
rendez-vous suffisamment tôt pour qu'il puisse être effectif avant
cette date. -
Lors
de cette visite, dans des conditions définies par la décision du
20 avril 2005, le contrôle d'exactitude sera effectué par le SAV
en présence du représentant de l'OCQE. Le contrôle de la dose
de rayonnements ionisants délivrée par l'ostéodensitomètre
sera également effectuée par l'OCQE. -
La non
conformité d'une mesure impliquera l'intervention du SAV pour corriger
le dysfonctionnement. La procédure initiale devra être recommencée.
-
L'exploitant
devra ensuite réaliser trente contrôles de qualité à
des jours différents, selon les modalités spécifiques à
la marque de son appareil. L'OCQE vérifiera la conformité de ces
trente contrôles et mettra à disposition le logiciel de contrôle
de qualité initialisé avec ces données si l'ostéodensitomètre
satisfait aux critères. En cas de non conformité, la procédure
d'acquisition des trente contrôles de qualité devra être reprise
après remise en état de l'appareil. -
La
mise à disposition du logiciel de contrôle de qualité peut
être envisagée soit en ligne par une connexion internet à
un logiciel, dédié à l'ostéodensitomètre, dans
lequel l'exploitant introduit les mesures de contrôle de qualité
(DMO(g/cm²), CMO(g), surface(cm²)), soit par l'envoi, à l'exploitant,
d'un logiciel initialisé avec les données. Ce logiciel utilise des
règles d'analyse (règles de Shewhart et règle de Cusum) pour
l'exploitation des mesures obtenues sur le fantôme, tel que défini
par la décision du 20 avril 2005. -
L'exploitant
doit conserver les examens de contrôles de qualité (données
d'acquisition brutes) et les archiver au moins une fois par semaine sur un support
ad hoc. Ils sont tenus à disposition de l'OCQE. Au
quotidien Chaque
jour où l'ostéodensitomètre est utilisé, et au minimum
trois fois par semaine l'exploitant doit effectuer le contrôle de qualité
avant de démarrer son activité et introduire les données
(DMO, CMO, surface) dans le logiciel et exploiter les résultats. En
cas de violation des règles d'analyse conséquence d'une panne, d'une
instabilité ou d'une dérive de l'appareil, des procédures
de vérification indiquées par le logiciel de contrôle de qualité
doivent être exécutées. La persistance d'une violation
des règles d'analyse conduit à une non-conformité de l'appareil
donc à son arrêt, et à son signalement à l'AFSSAPS
dans le cadre du système national de matériovigilance par l'exploitant.
L'utilisation à nouveau de l'appareil, après remise en conformité
par le SAV constructeur, peut nécessiter une réinitialisation de
la procédure de contrôle de qualité (voir En cas de problème).
L'OCQE doit être tenu informé des interventions du SAV et recevoir
les rapports d'intervention, il s'assure de la remise en conformité de
l'appareil. Chaque
mois L'OCQE
vérifie, au vu des données transmises par l'exploitant, le bon fonctionnement
de l'appareil et la bonne observance de l'exploitant. L'OCQE est tenu d'informer
l'AFSSAPS de tout dysfonctionnement dans le cadre du système national
de matériovigilance. Annuellement Le
contrôle de la dosimétrie est effectué à nouveau. En
cas de problème - En
cas de non conformité, l'exploitant doit faire intervenir le SAV pour apporter
les correctifs nécessaires. La levée de la non-conformité
doit être contrôlée par l'OCQE.
- En
cas de ré-étalonnage de l'appareil la procédure initiale
de mise en place du contrôle de qualité est reprise dans sa totalité.
- Le
changement du tube à rayons X nécessitera un ré-étalonnage
et un contrôle de la dosimétrie.
- Si
une non-conformité persiste, l'OCQE le signale à l'AFSSAPS et l'exploitant
est avisé de la nécessité de cesser l'exploitation de l'appareil.
Conclusion
Le
contrôle de qualité des ostéodensitomètres n'est qu'une
composante d'un concept plus large que constitue l'assurance de qualité
dont les deux autres composantes sont la compétence du technicien qui a
réalisé l'examen (avec en particulier respect des règles
d'acquisition) et celle du médecin qui interprète cet examen, garant
de la qualité du service rendu au patient Ã
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